Économie générale et Statistiques – 2ème Bac
La politique budgétaire

Durée indicative : 8–10 heures (cours + exercices) Prérequis : Le budget de l’État, Les agrégats, La demande globale Objectifs : comprendre les mécanismes, les objectifs et les limites de la politique budgétaire

La politique budgétaire est l’ensemble des décisions de l’État concernant ses dépenses et ses recettes dans le but d’atteindre des objectifs économiques : croissance, emploi, stabilité des prix, réduction des inégalités. Elle se traduit par un budget de l’État qui peut être équilibré, excédentaire ou déficitaire.

✔ Au niveau Bac, il faut savoir : définir la politique budgétaire, distinguer ses instruments (dépenses publiques, impôts, transferts), comprendre ses types (expansionniste / restrictive), expliquer ses effets sur la demande globale et connaître ses limites (déficit, dette, délais, effet d’éviction).

Notions de base : budget de l’État et politique budgétaire

Budget de l’État. Le budget de l’État est un document prévisionnel qui présente, pour une année donnée, l’ensemble des recettes et des dépenses publiques, ainsi que le solde budgétaire (excédent, équilibre ou déficit).
Politique budgétaire. La politique budgétaire est l’utilisation délibérée des dépenses publiques et de la fiscalité (impôts, taxes, transferts) par les pouvoirs publics pour atteindre des objectifs économiques (croissance, emploi, stabilité des prix, redistribution).
Les recettes de l’État
  • Impôts directs : impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, etc.
  • Impôts indirects : TVA, droits de consommation, droits de douane…
  • Recettes non fiscales : revenus du patrimoine de l’État, dividendes d’entreprises publiques…
Les dépenses de l’État
  • Dépenses de fonctionnement : salaires des fonctionnaires, achat de biens et services.
  • Dépenses d’investissement : construction d’infrastructures (routes, écoles, hôpitaux…).
  • Transferts : subventions, aides sociales, bourses, etc.

Les instruments de la politique budgétaire

Dépenses publiques
  • Augmenter ou diminuer les dépenses de l’État (investissements, salaires, achats).
  • Financer des programmes de relance (infrastructures, soutien aux entreprises, emploi).
  • Réduire certaines dépenses pour maîtriser le déficit budgétaire.
Fiscalité (impôts et taxes)
  • Modifier les taux d’imposition sur les ménages ou les entreprises.
  • Créer ou supprimer certains impôts / exemptions fiscales.
  • Utiliser la fiscalité pour inciter ou décourager certains comportements (investissement, consommation…).
Transferts et subventions
  • Aides sociales (bourses, programmes de soutien aux ménages vulnérables).
  • Subventions aux produits de base ou à certains secteurs (agriculture, transport…).
  • Transferts aux collectivités locales et aux établissements publics.
Remarque Bac

Il n’est pas demandé de connaître tous les détails techniques : il suffit d’identifier les grandes catégories d’instruments (dépenses, impôts, transferts) et de comprendre qu’ils sont utilisés pour stimuler ou freiner l’activité.

Les types de politique budgétaire

Type de politique Orientation État des instruments Objectif principal
Politique budgétaire expansionniste Soutenir la demande globale et la croissance. Augmentation des dépenses publiques, baisse des impôts, déficit budgétaire plus élevé. Lutter contre le chômage, stimuler la production et l’investissement.
Politique budgétaire restrictive Modérer la demande, maîtriser l’inflation. Réduction des dépenses publiques, hausse de certains impôts, baisse du déficit. Lutter contre une inflation trop élevée, stabiliser les comptes publics.
Politique budgétaire neutre Neutre sur la conjoncture. Dépenses financées par des recettes, budget proche de l’équilibre. Stabilité à long terme, sans chercher à relancer ou à freiner fortement l’activité.
À retenir : expansionniste = relance (plus de dépenses, moins d’impôts) ; restrictive = freinage (moins de dépenses, plus d’impôts).

Mécanisme d’action sur la demande globale

Demande globale. La demande globale représente l’ensemble des dépenses effectuées dans l’économie pour acheter des biens et services : consommation, investissement, dépenses publiques, exportations nettes.
Relance par la dépense publique
  • L’État augmente ses dépenses (investissements, salaires, programmes sociaux).
  • Les revenus des ménages et des entreprises augmentent, ce qui stimule la consommation et l’investissement privé.
  • La production augmente pour répondre à la demande, ce qui peut réduire le chômage.
Relance par la baisse des impôts
  • Une baisse des impôts sur le revenu augmente le revenu disponible des ménages.
  • Les ménages peuvent davantage consommer ; la demande adressée aux entreprises augmente.
  • Les entreprises peuvent aussi investir davantage si la fiscalité sur les bénéfices diminue.
On parle parfois d’effet multiplicateur : une augmentation initiale des dépenses publiques peut entraîner une hausse plus importante de la production et du revenu grâce aux réactions en chaîne (consommation supplémentaire, nouveaux investissements…).

Les principaux objectifs de la politique budgétaire

1) Stabilisation de l’activité

L’État utilise la politique budgétaire pour lutter contre les fluctuations économiques : relance en période de récession, modération en période de surchauffe.

2) Réduction du chômage

Une politique budgétaire expansionniste peut stimuler la demande de biens et services et donc augmenter la demande de travail, contribuant à réduire le chômage.

3) Lutte contre l’inflation

En période d’inflation élevée, l’État peut réduire certaines dépenses ou augmenter des impôts pour freiner la demande et limiter la hausse des prix.

4) Redistribuer les revenus
  • Imposition plus forte des revenus élevés et aides pour les ménages modestes.
  • Programmes sociaux, subventions ciblées, services publics (éducation, santé…).
5) Soutenir le développement
  • Investissements dans les infrastructures (routes, ports, énergie, numérique).
  • Investissements dans le capital humain (éducation, formation, santé).
  • Objectif de croissance durable et de compétitivité à long terme.

Limites et contraintes de la politique budgétaire

1) Déficit budgétaire et dette publique
  • Un déficit correspond à des dépenses supérieures aux recettes.
  • Pour financer ce déficit, l’État peut emprunter : la dette publique augmente.
  • Une dette trop élevée peut devenir coûteuse (intérêts) et limiter les marges de manœuvre futures.
2) Effet d’éviction
  • Si l’État emprunte beaucoup sur les marchés, il peut faire monter les taux d’intérêt.
  • Les entreprises privées peuvent alors rencontrer des difficultés à se financer.
  • On parle d’éviction quand la dépense publique réduit l’investissement privé.
3) Délais de mise en œuvre
  • Identifier le problème (chômage, récession) prend du temps.
  • Décider, voter et appliquer des mesures budgétaires nécessite des délais administratifs et politiques.
  • La mesure peut produire ses effets quand la conjoncture a déjà changé.
4) Contraintes extérieures
  • Dépendance vis-à-vis des marchés financiers pour financer la dette.
  • Engagements internationaux (accords, institutions) limitant certains déficits.
  • Risque de perte de confiance si les déficits sont jugés excessifs.

Articulation avec la politique monétaire

Complémentarité des politiques économiques. La politique budgétaire et la politique monétaire doivent être coordonnées pour atteindre les objectifs de croissance, d’emploi et de stabilité des prix.
Politique budgétaire expansionniste + politique monétaire accommodante
  • Les deux politiques vont dans le sens de la relance de l’activité.
  • Risque : si la demande augmente trop vite, cela peut provoquer de l’inflation.
Politique budgétaire restrictive + politique monétaire restrictive
  • Les deux politiques freinent la demande, ce qui peut permettre de réduire l’inflation.
  • Mais cela peut aussi ralentir la croissance et augmenter le chômage.
Au niveau Bac, il suffit de retenir que la politique budgétaire n’agit pas seule : elle doit être cohérente avec la politique monétaire et les autres politiques économiques.

Rôle de la politique budgétaire dans un pays en développement (repères Bac)

Priorités fréquentes
  • Financement des infrastructures de base (routes, énergie, eau, écoles, hôpitaux).
  • Investissement dans le capital humain (éducation, formation professionnelle, santé).
  • Réduction de la pauvreté et des inégalités par des programmes sociaux.
Contraintes spécifiques
  • Ressources fiscales parfois limitées (économie informelle, base taxable réduite).
  • Besoin de recourir à l’emprunt extérieur pour financer une partie des projets.
  • Nécessité de veiller à la qualité des dépenses (efficacité des projets, bonne gouvernance).

Exercices (12) — La politique budgétaire

Exercice 1 — Définitions

1) Définir le budget de l’État. 2) Définir la politique budgétaire. 3) Qu’appelle-t-on déficit budgétaire ?

1) Le budget de l’État est le document prévisionnel qui récapitule, pour une année donnée, toutes les recettes et les dépenses de l’État, ainsi que le solde budgétaire. 2) La politique budgétaire est l’utilisation des dépenses publiques et de la fiscalité par les pouvoirs publics pour atteindre des objectifs économiques (croissance, emploi, stabilité des prix, redistribution). 3) Il y a déficit budgétaire lorsque, sur une période donnée, les dépenses de l’État sont supérieures à ses recettes.
Exercice 2 — Classer les instruments

Classer les éléments suivants dans la catégorie “dépense publique” ou “recette fiscale” : a) Construction d’un hôpital. b) Impôt sur le revenu. c) TVA sur la consommation. d) Achat de matériel scolaire pour les établissements publics. e) Subvention pour le transport des étudiants.

Dépenses publiques : a) Construction d’un hôpital. d) Achat de matériel scolaire. e) Subvention pour le transport des étudiants. Recettes fiscales : b) Impôt sur le revenu. c) TVA sur la consommation.
Exercice 3 — Vrai / Faux motivé

Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et justifier : a) Une politique budgétaire expansionniste cherche à freiner la demande globale. b) Une baisse d’impôt peut faire partie d’une politique de relance. c) Les transferts sociaux sont un instrument de la politique budgétaire. d) Un budget équilibré signifie que la dette publique est nulle.

a) Faux : une politique expansionniste vise au contraire à soutenir la demande globale. b) Vrai : une baisse d’impôt augmente le revenu disponible et peut relancer la consommation. c) Vrai : les transferts (aides sociales, subventions) font partie des instruments budgétaires. d) Faux : un budget équilibré signifie que, pour l’année considérée, les recettes sont égales aux dépenses, mais cela n’implique pas l’absence de dette accumulée les années précédentes.
Exercice 4 — Types de politique budgétaire

Un pays connaît une récession et un chômage élevé. L’État décide d’augmenter les dépenses d’infrastructure et de réduire certains impôts. 1) De quel type de politique budgétaire s’agit-il ? 2) Quel est l’objectif principal poursuivi ? 3) Citer un risque possible à moyen terme.

1) Il s’agit d’une politique budgétaire expansionniste (relance). 2) L’objectif principal est de stimuler la demande globale et la production afin de réduire le chômage. 3) Un risque possible est l’augmentation du déficit budgétaire et de la dette publique, pouvant poser des problèmes de financement à moyen terme.
Exercice 5 — Effets sur la demande globale

Expliquer en 8–10 lignes comment une augmentation des dépenses d’investissement de l’État (routes, écoles, hôpitaux) peut influencer la production et l’emploi.

Lorsque l’État augmente ses dépenses d’investissement, il commande des travaux à des entreprises (bâtiment, travaux publics, équipements). Ces entreprises reçoivent des revenus supplémentaires, ce qui leur permet de rémunérer davantage de travailleurs et de verser des salaires. Les ménages ayant un revenu plus élevé peuvent augmenter leur consommation, ce qui soutient à son tour la demande adressée à d’autres secteurs. Les entreprises, constatant une demande plus forte, peuvent décider d’investir davantage. Ce processus peut conduire à une hausse de la production et de l’emploi dans l’ensemble de l’économie. On parle parfois d’effet multiplicateur de la dépense publique, car l’augmentation initiale de la dépense entraîne une hausse plus importante du revenu total.
Exercice 6 — Déficit et dette

1) Expliquer le lien entre déficit budgétaire et dette publique. 2) Pourquoi un déficit budgétaire n’est-il pas forcément mauvais à court terme ? 3) Dans quels cas une dette trop élevée peut-elle devenir problématique ?

1) Lorsque l’État est en déficit (dépenses > recettes), il doit trouver des ressources complémentaires pour couvrir cet écart : il emprunte, ce qui entraîne une augmentation de la dette publique. 2) À court terme, un déficit peut être utile s’il résulte d’une politique de relance visant à sortir l’économie d’une récession ou à réduire un chômage élevé. Les dépenses supplémentaires peuvent stimuler la production et l’emploi. 3) Une dette trop élevée devient problématique si les charges d’intérêt pèsent lourdement sur le budget, limitant les dépenses utiles (éducation, santé, infrastructures) et si les marchés financiers ou les partenaires perdent confiance dans la capacité de l’État à rembourser.
Exercice 7 — Effet d’éviction

Expliquer en 6–8 lignes ce qu’est l’“effet d’éviction” dans le cadre de la politique budgétaire.

L’effet d’éviction désigne la situation dans laquelle une augmentation des dépenses publiques financées par l’emprunt entraîne une réduction de l’investissement privé. Lorsque l’État emprunte beaucoup sur les marchés financiers, la demande de capitaux augmente, ce qui peut faire monter les taux d’intérêt. Les entreprises privées trouvent alors plus difficile ou plus coûteux de se financer pour leurs projets d’investissement. Dans ce cas, la dépense publique “évince” une partie de l’investissement privé, ce qui limite l’effet positif de la politique de relance sur la croissance à long terme.
Exercice 8 — Vrai / Faux (dette et inflation)

Dire si les affirmations suivantes sont vraies ou fausses et justifier brièvement : a) Une politique budgétaire expansionniste entraîne automatiquement une inflation. b) Une politique restrictive permet toujours de réduire le chômage. c) Une dette publique ne pose jamais de problème si le pays peut emprunter.

a) Faux : une politique expansionniste peut provoquer de l’inflation si l’économie est déjà proche du plein emploi, mais en situation de sous-utilisation des capacités, elle peut au contraire augmenter la production sans hausse excessive des prix. b) Faux : une politique restrictive a plutôt tendance à freiner l’activité et peut donc augmenter le chômage, même si elle aide à lutter contre l’inflation. c) Faux : même si un pays peut continuer à emprunter, une dette trop importante peut devenir insoutenable si les intérêts à payer sont trop élevés ou si la confiance des prêteurs diminue.
Exercice 9 — Cas pratique de relance

Un pays connaît un ralentissement économique et un taux de chômage de 15 %. Proposez une mesure de politique budgétaire pour soutenir l’activité et expliquez son mécanisme.

Exemple de réponse : l’État pourrait lancer un programme d’investissement public (construction d’infrastructures, rénovation d’écoles et d’hôpitaux). En commandant des travaux à des entreprises, il crée directement de l’emploi dans le secteur du bâtiment et des travaux publics. Les salariés embauchés perçoivent des salaires qu’ils vont en partie consommer, stimulant d’autres secteurs (commerce, services, transports). Les entreprises, bénéficiant de nouvelles commandes, peuvent également investir. Ce mécanisme entraîne une augmentation de la demande globale, de la production et de l’emploi, ce qui contribue à réduire le chômage.
Exercice 10 — Délais de la politique budgétaire

Expliquer en 8–10 lignes pourquoi la politique budgétaire souffre souvent de problèmes de “délais”.

La politique budgétaire souffre de plusieurs délais. D’abord, il existe un délai de diagnostic : les autorités doivent constater qu’il y a un problème (récession, chômage, inflation), ce qui nécessite des statistiques et des analyses. Ensuite, il y a un délai de décision : le gouvernement propose des mesures, mais celles-ci doivent souvent être discutées et votées par le parlement. Enfin, il y a un délai de mise en œuvre : les administrations doivent organiser les programmes, lancer les appels d’offres, exécuter les dépenses. Au moment où les mesures produisent leurs effets, la situation économique peut déjà avoir changé, ce qui réduit l’efficacité de la politique budgétaire.
Exercice 11 — Rôle dans un pays en développement

En 10–12 lignes, expliquez l’importance de la politique budgétaire pour le développement d’un pays.

Dans un pays en développement, la politique budgétaire joue un rôle essentiel pour construire les fondations de la croissance à long terme. En finançant les infrastructures (routes, ports, énergie), l’État facilite les échanges et l’investissement privé. En consacrant une part importante de ses dépenses à l’éducation et à la santé, il développe le capital humain, ce qui améliore la productivité future. Les programmes sociaux et les subventions ciblées peuvent réduire la pauvreté et les inégalités, renforçant la cohésion sociale. Toutefois, les ressources fiscales sont souvent limitées ; il est donc important que les dépenses publiques soient bien priorisées et gérées avec efficacité et transparence pour réellement soutenir le développement.
Exercice 12 — Synthèse écrite

Rédiger un paragraphe de 12–15 lignes présentant : la définition de la politique budgétaire, ses principaux instruments, un exemple de politique expansionniste et un exemple de limite.

Exemple de paragraphe : La politique budgétaire est l’utilisation des dépenses publiques et de la fiscalité par l’État pour atteindre des objectifs économiques comme la croissance, l’emploi, la stabilité des prix et la réduction des inégalités. Ses principaux instruments sont les dépenses publiques (salaires, investissements, transferts) et les impôts (impôts directs et indirects), auxquels s’ajoutent les subventions et programmes sociaux. Une politique budgétaire expansionniste consiste, par exemple, à augmenter les investissements publics dans les infrastructures tout en réduisant certains impôts sur le revenu pour soutenir la demande globale et l’emploi. Cette stratégie peut être efficace en période de récession. Cependant, elle comporte des limites : elle peut entraîner une hausse du déficit et de la dette publique, créant des charges d’intérêt importantes pour l’avenir. De plus, si elle est mise en œuvre avec retard ou si l’économie est déjà proche du plein emploi, elle risque d’alimenter l’inflation plutôt que la production.

Synthèse — Points essentiels & erreurs à éviter

Mémo pour le Bac
  • La politique budgétaire porte sur les dépenses et les recettes de l’État.
  • Instruments : dépenses publiques (fonctionnement, investissement), impôts, transferts.
  • Expansionniste = relance ; restrictive = freinage.
  • Objectifs : stabilisation de l’activité, emploi, lutte contre l’inflation, redistribution des revenus, développement à long terme.
  • Limites : déficit, dette, effet d’éviction, délais, contraintes externes.
Pièges à éviter
  • Confondre politique budgétaire et politique monétaire.
  • Penser qu’une relance budgétaire n’a jamais de conséquences sur la dette.
  • Oublier que les délais peuvent réduire l’efficacité de la politique budgétaire.
  • Réduire la politique budgétaire à une simple augmentation des dépenses sans se soucier de leur qualité et de leur ciblage.