Économie générale et Statistiques – 2ème Bac
Les dysfonctionnements du marché : l’inflation et le chômage

Durée indicative : 6–8 heures (cours + exercices) Prérequis : Le marché, La régulation par le marché, Inflation, Chômage Objectifs : comprendre l’inflation, le chômage et leurs liens comme dysfonctionnements du marché

Le marché a pour rôle de coordonner les décisions des agents économiques grâce aux prix. Lorsque ces prix ne remplissent plus correctement leur fonction, on parle de dysfonctionnements du marché. Deux de ces dysfonctionnements occupent une place centrale : l’inflation (hausse durable des prix) et le chômage (insuffisance d’emplois).

✔ Au Bac, il faut savoir définir et mesurer l’inflation et le chômage, distinguer leurs principales formes, expliquer leurs causes et effets, puis montrer comment ils traduisent des dysfonctionnements du marché et justifient l’intervention de l’État.

1. Rappel : marché, prix et dysfonctionnements

Marché et prix d’équilibre. Le marché est le lieu (réel ou virtuel) de rencontre entre l’offre et la demande d’un bien ou d’un service. Le jeu de la concurrence permet de déterminer un prix d’équilibre qui assure, en principe, une allocation efficace des ressources.
Fonctions du prix
  • Informer les agents économiques sur la rareté relative des biens et services.
  • Inciter les producteurs à offrir davantage lorsque les prix sont élevés.
  • Orienter les consommateurs vers des biens moins chers ou plus avantageux.
Dysfonctionnements
  • Lorsque les prix augmentent de manière durable et généraliséeinflation.
  • Lorsque le marché du travail ne parvient pas à fournir un emploi à tous ceux qui en recherchent un → chômage.
  • Ces phénomènes affaiblissent l’efficacité et la justice de la répartition des richesses.
Dans ce chapitre, on étudie deux grandes instabilités : la hausse des prix (inflation) et l’insuffisance d’emplois (chômage), ainsi que leurs interactions.

2. L’inflation : définition et mesure

Inflation. L’inflation est une hausse durable, générale et auto-entretenue du niveau des prix dans une économie. Elle se traduit par une perte de pouvoir d’achat de la monnaie.
Indice des prix à la consommation (IPC)
  • Mesure l’évolution du prix d’un « panier » de biens et services consommés par un ménage moyen.
  • Le niveau de cet indice sert de base au calcul du taux d’inflation.
Formule du taux d’inflation

Taux d’inflation entre deux années :
\( \text{Taux d'inflation} = \dfrac{\text{IPC}_t - \text{IPC}_{t-1}}{\text{IPC}_{t-1}} \times 100 \,\% \)

  • \( \text{IPC}_t \) : indice de prix de l’année t.
  • \( \text{IPC}_{t-1} \) : indice de prix de l’année précédente.
Exemple numérique. Si l’IPC passe de 100 à 107 en un an, le taux d’inflation est : \( \dfrac{107 - 100}{100} \times 100 = 7 \,\% \).

3. Types et causes de l’inflation

Inflation par la demande
  • La demande globale (consommation + investissement + exportations) augmente plus vite que l’offre.
  • Les entreprises, en situation de forte demande, augmentent les prix.
  • Ex : forte augmentation des dépenses publiques ou du crédit à la consommation.
Inflation par les coûts
  • Hausse des coûts de production (salaires, matières premières, énergie…).
  • Les entreprises répercutent cette hausse sur les prix de vente.
  • Ex : hausse du prix du pétrole, augmentations salariales supérieures aux gains de productivité.
Inflation importée
  • Hausse des prix des biens importés (matières premières, produits finis).
  • Le pays importe ainsi de l’inflation à travers ses achats à l’étranger.
  • Ex : forte hausse du prix du pétrole sur les marchés internationaux.
Au niveau Bac, il suffit de retenir que l’inflation peut venir d’une demande trop forte, d’un renchérissement des coûts ou de la hausse des prix à l’importation.

4. Les effets de l’inflation sur l’économie

Effets négatifs
  • Baisse du pouvoir d’achat si les salaires n’augmentent pas au même rythme que les prix.
  • Incertitude pour les entreprises (difficulté à prévoir les coûts et les recettes).
  • Distorsion du système de prix : les prix n’informent plus correctement sur la rareté.
  • Possibilité de fuite devant la monnaie (on dépense vite avant que les prix n’augmentent encore).
Gagnants et perdants
  • Perdants : salariés, retraités et épargnants si leurs revenus ne sont pas indexés sur les prix.
  • Gagnants possibles : emprunteurs (remboursent en monnaie dépréciée), certains propriétaires d’actifs réels (immobilier, biens rares…).
  • Une inflation modérée et maîtrisée peut accompagner la croissance, mais une inflation trop élevée devient nocive.
Hyperinflation. Lorsque l’inflation dépasse des niveaux très élevés (plusieurs dizaines ou centaines de pourcents par an), on parle d’hyperinflation. La monnaie perd alors très rapidement sa valeur et la confiance dans le système monétaire peut être gravement menacée.

5. Le chômage : rappels essentiels

Chômage (rappel). Situation d’une personne en âge de travailler, sans emploi, qui souhaite travailler, est disponible et recherche activement un emploi. Elle appartient à la population active.
Mesure du chômage
  • Population active = Occupés + Chômeurs.
  • Taux de chômage : \( \text{Taux de chômage} = \dfrac{\text{Chômeurs}}{\text{Population active}} \times 100 \,\% \).
  • Taux d’activité : \( \text{Taux d'activité} = \dfrac{\text{Population active}}{\text{Population en âge de travailler}} \times 100 \,\% \).
Principaux types de chômage
  • Frictionnel : délai normal entre deux emplois ou première insertion.
  • Structurel : inadéquation durable entre les compétences offertes et demandées.
  • Conjoncturel : lié à la baisse temporaire de l’activité économique.
  • Saisonnier : lié aux variations saisonnières (tourisme, agriculture…).
Pour le contrôle ou le Bac, être capable de classer une situation concrète (exemple) dans l’un de ces types de chômage et de justifier son choix.

6. Relations entre inflation et chômage (courbe de Phillips, niveau Bac)

Idée de la courbe de Phillips. Au niveau introductif, la courbe de Phillips illustre une relation inverse entre le taux de chômage et le taux d’inflation à court terme : lorsque le chômage est faible, l’inflation a tendance à être plus élevée, et inversement.
Taux de chômage Taux d’inflation Chômage faible / Inflation élevée Chômage élevé / Inflation faible Courbe de Phillips (schéma simplifié)
À court terme, la réduction du chômage peut s’accompagner d’une hausse de l’inflation.
Interprétation simple au niveau Bac
  • Lorsque la demande de biens et services augmente fortement, les entreprises produisent plus, recrutent davantage → baisse du chômage mais hausse des prix (inflation).
  • Inversement, en période de ralentissement, la demande baisse, les entreprises réduisent leurs embauches → chômage plus élevé et inflation plus faible.
  • Cela suggère un arbitrage à court terme entre stabilité des prix et plein emploi.
Limites (stagflation). Il existe des périodes où l’on observe à la fois une inflation élevée et un chômage important (stagflation). Dans ce cas, la relation simple de la courbe de Phillips ne fonctionne plus, ce qui complique la conduite des politiques économiques.

7. Dysfonctionnements globaux du marché : instabilité prix-emploi

Pourquoi parle-t-on de dysfonctionnement ?
  • En théorie, un marché concurrentiel bien organisé conduit à une allocation efficace des ressources.
  • En pratique, on observe des périodes prolongées de chômage et/ou d’inflation élevée.
  • Le niveau des prix ne transmet plus un signal fiable, et le marché du travail ne parvient pas à utiliser toutes les ressources humaines disponibles.
Inflation excessive
  • Réduit le pouvoir d’achat, pénalise les ménages à revenu fixe.
  • Rend la planification difficile pour les entreprises (incertitude).
  • Peut conduire à un climat d’instabilité économique et sociale.
Chômage élevé
  • Génère du gaspillage de ressources : des personnes capables de travailler restent inactives.
  • Crée de la pauvreté, des inégalités et des tensions sociales.
  • Réduit la production potentielle de l’économie et donc la richesse nationale.
Inflation et chômage sont donc deux formes différentespouvoir d’achat et le rôle de la monnaie, l’autre touche l’emploi et l’utilisation des ressources humaines.

8. Rôle de l’État face à l’inflation et au chômage

Politiques de lutte contre l’inflation
  • Politique monétaire restrictive : limitation de la création monétaire, hausse des taux d’intérêt pour freiner le crédit.
  • Politique budgétaire plus prudente : maîtrise des dépenses publiques pour éviter une demande excessive.
  • Surveillance des prix réglementés et des situations de monopole ou d’entente.
Politiques de lutte contre le chômage
  • Soutien à la croissance (politique de relance ciblée en période de récession).
  • Développement de la formation initiale et professionnelle, reconversion.
  • Programmes d’insertion pour les jeunes et les catégories vulnérables.
  • Amélioration du fonctionnement du marché du travail (information, services de l’emploi…).
Arbitrage difficile. Une politique trop stricte contre l’inflation peut freiner la croissance et augmenter le chômage. À l’inverse, une relance trop forte de l’activité peut réduire le chômage mais accélérer l’inflation. L’État doit donc rechercher un équilibre entre stabilité des prix et emploi.

9. Exercices (12) — Inflation, chômage et dysfonctionnements du marché

Exercice 1 — Définitions de base

1) Définir l’inflation. 2) Définir le chômage. 3) Expliquer en quelques lignes pourquoi ces deux phénomènes sont considérés comme des dysfonctionnements du marché.

1) L’inflation est une hausse durable et généralisée du niveau moyen des prix, entraînant une perte de pouvoir d’achat de la monnaie. 2) Le chômage est la situation d’une personne en âge de travailler, sans emploi, qui souhaite travailler, est disponible et recherche activement un travail. Elle fait partie de la population active. 3) L’inflation perturbe la fonction d’information et d’incitation des prix, tandis que le chômage traduit une mauvaise utilisation des ressources humaines disponibles. Dans les deux cas, le marché ne parvient plus à assurer une allocation efficace et stable des ressources : on parle donc de dysfonctionnements du marché.
Exercice 2 — Calcul du taux d’inflation

Dans un pays, l’indice des prix à la consommation (IPC) est de 120 en année 1 et de 126 en année 2. 1) Calculer le taux d’inflation entre l’année 1 et l’année 2. 2) Interpréter le résultat.

1) Taux d’inflation = \( \dfrac{126 - 120}{120} \times 100 = \dfrac{6}{120} \times 100 = 5 \,\% \). 2) Les prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 5 % entre l’année 1 et l’année 2. Un panier de biens qui coûtait 120 en année 1 coûte 126 en année 2.
Exercice 3 — Calcul du taux de chômage

Dans une économie, on observe : Population en âge de travailler : 3 000 personnes Occupés : 2 400 personnes Chômeurs : 300 personnes 1) Calculer la population active. 2) Calculer le taux de chômage. 3) Calculer le taux d’activité.

1) Population active = 2 400 + 300 = 2 700 personnes. 2) Taux de chômage = \( \dfrac{300}{2700} \times 100 \approx 11{,}1 \,\% \). 3) Taux d’activité = \( \dfrac{2700}{3000} \times 100 = 90 \,\% \). Il y a donc environ 11,1 % de chômeurs parmi la population active, et 90 % de la population en âge de travailler participe au marché du travail.
Exercice 4 — Types d’inflation

Indiquer s’il s’agit d’une inflation par la demande, par les coûts ou importée : a) Forte augmentation des dépenses publiques et du crédit à la consommation. b) Hausse importante et durable du prix du pétrole importé. c) Augmentation générale des salaires supérieure aux gains de productivité.

a) Inflation par la demande : la demande globale augmente plus vite que l’offre. b) Inflation importée : hausse du prix d’un produit importé essentiel (pétrole) qui se répercute sur les prix intérieurs. c) Inflation par les coûts : hausse des coûts salariaux entraînant une hausse des prix de vente.
Exercice 5 — Types de chômage

Associer chaque situation à un type de chômage (frictionnel, structurel, conjoncturel, saisonnier) : 1) Des ouvriers peu qualifiés perdent leur emploi à cause d’une automatisation accrue de la production. 2) Un jeune diplômé met plusieurs mois à trouver un premier emploi. 3) Des travailleurs du secteur touristique sont inactifs pendant la basse saison. 4) Une forte récession internationale provoque la fermeture d’usines orientées vers l’exportation.

1) Chômage structurel (mutation technologique et inadéquation des compétences). 2) Chômage frictionnel (délai normal d’ajustement entre l’offre et la demande de travail). 3) Chômage saisonnier (lié aux variations saisonnières de l’activité). 4) Chômage conjoncturel (lié au ralentissement de l’activité économique).
Exercice 6 — Vrai / Faux motivé

(a) Une inflation élevée est toujours favorable aux salariés. (b) Une inflation nulle signifie qu’il n’y a plus de chômage. (c) Une baisse du chômage peut s’accompagner d’une hausse de l’inflation.

(a) Faux : si les salaires n’augmentent pas autant que les prix, le pouvoir d’achat des salariés baisse. (b) Faux : inflation et chômage sont deux phénomènes différents. On peut avoir une inflation faible ou nulle tout en ayant du chômage. (c) Vrai : en période de forte croissance, la baisse du chômage peut s’accompagner d’une hausse de la demande, donc des prix (idée de la courbe de Phillips à court terme).
Exercice 7 — Courbe de Phillips (interprétation)

Expliquer en 6–8 lignes ce que montre la courbe de Phillips à court terme et pourquoi il est difficile pour les pouvoirs publics d’obtenir à la fois une inflation très faible et un chômage très faible.

La courbe de Phillips montre qu’à court terme, il existe une relation inverse entre le taux de chômage et le taux d’inflation : quand la demande globale est forte, les entreprises embauchent plus (le chômage diminue) mais les prix ont tendance à augmenter (inflation plus élevée). À l’inverse, une politique qui freine la demande pour lutter contre l’inflation peut réduire la production et augmenter le chômage. Les pouvoirs publics sont donc confrontés à un arbitrage : ils ne peuvent pas toujours atteindre simultanément un chômage très faible et une inflation très faible. Ils doivent rechercher un compromis acceptable entre stabilité des prix et niveau d’emploi.
Exercice 8 — Conséquences sociales comparées

Citer deux conséquences sociales de l’inflation et deux conséquences sociales du chômage, puis montrer en quelques lignes pourquoi ces phénomènes peuvent aggraver les inégalités.

Conséquences sociales de l’inflation : baisse du pouvoir d’achat des ménages, en particulier ceux dont les revenus ne sont pas indexés ; incertitude sur le coût de la vie. Conséquences sociales du chômage : perte de revenu, pauvreté, exclusion, tensions familiales et sociales. Ces phénomènes aggravent les inégalités car ils ne touchent pas toutes les catégories de la même manière : les ménages modestes, qui consacrent une grande part de leur revenu aux biens essentiels, sont plus affectés par la hausse des prix ; les jeunes et les peu qualifiés sont davantage exposés au chômage. L’inflation et le chômage peuvent donc renforcer les écarts entre catégories sociales.
Exercice 9 — Politiques anti-inflation et emploi

Une banque centrale décide de relever fortement les taux d’intérêt pour lutter contre l’inflation. 1) Expliquer l’effet attendu sur la demande globale et sur l’inflation. 2) Indiquer le risque possible pour l’emploi.

1) La hausse des taux d’intérêt rend le crédit plus coûteux pour les ménages et les entreprises. La demande globale (consommation et investissement) devrait donc ralentir, ce qui contribue à réduire les tensions inflationnistes. 2) En revanche, la baisse de la demande peut conduire les entreprises à réduire leur production et leurs embauches, voire à licencier. Le chômage risque ainsi d’augmenter, ce qui illustre l’arbitrage possible entre lutte contre l’inflation et maintien de l’emploi.
Exercice 10 — Lecture de situation (stagflation)

Dans un pays, on observe simultanément : • un taux d’inflation élevé (10 %) ; • un taux de chômage important (15 %). 1) Comment appelle-t-on ce type de situation ? 2) Pourquoi cette situation constitue-t-elle un défi pour les politiques économiques ?

1) On parle de stagflation : combinaison d’une inflation élevée et d’un chômage important. 2) Cette situation est difficile à gérer car les politiques qui luttent contre l’inflation (freinage de la demande) risquent d’aggraver le chômage, tandis que les politiques de relance (pour réduire le chômage) risquent d’augmenter encore l’inflation. Les autorités doivent donc trouver des mesures plus ciblées, notamment structurelles (amélioration de l’offre, de la concurrence, de la productivité) pour sortir de cette situation.
Exercice 11 — Rôle de l’État

En 8–10 lignes, expliquez pourquoi l’inflation et le chômage justifient l’intervention de l’État et des autorités monétaires dans l’économie.

L’inflation et le chômage sont deux dysfonctionnements majeurs du marché. L’inflation trop élevée perturbe le système de prix, réduit le pouvoir d’achat et crée de l’incertitude. Le chômage important représente un gaspillage de ressources humaines et une source de pauvreté et de tensions sociales. Le marché, laissé à lui-même, ne parvient pas toujours à corriger ces déséquilibres. C’est pourquoi l’État intervient par des politiques budgétaires (dépenses publiques, impôts), des politiques de l’emploi (formation, insertion, réglementation) et les autorités monétaires par la politique monétaire (offre de monnaie, taux d’intérêt). L’objectif est de rechercher un équilibre entre stabilité des prix, croissance et emploi.
Exercice 12 — Rédaction de synthèse

Rédiger un paragraphe de 12–15 lignes montrant que l’inflation et le chômage sont deux dysfonctionnements du marché qui peuvent être liés et qui obligent les pouvoirs publics à arbitrer entre plusieurs objectifs.

Exemple de rédaction : L’inflation et le chômage sont deux manifestations importantes des limites du marché. L’inflation correspond à une hausse durable et généralisée des prix, qui réduit le pouvoir d’achat de la monnaie et rend les décisions des agents plus incertaines. Le chômage désigne la situation des personnes actives sans emploi, qui souhaitent travailler mais ne trouvent pas de poste. Ces phénomènes traduisent un dysfonctionnement du système de prix et du marché du travail. Ils peuvent parfois être liés : en période de forte croissance, la baisse du chômage s’accompagne d’une hausse de la demande et donc de l’inflation ; inversement, une politique stricte contre l’inflation peut freiner la demande et augmenter le chômage. Les pouvoirs publics doivent donc arbitrer entre plusieurs objectifs : stabilité des prix, croissance et plein emploi. Cet arbitrage nécessite de combiner des politiques à court terme (conjoncturelles) et des réformes de long terme (structurelles) pour améliorer durablement le fonctionnement du marché.

10. Synthèse — Points essentiels & erreurs à éviter

Mémo pour le Bac
  • L’inflation = hausse durable et généralisée des prix.
  • Le chômage = actifs sans emploi qui en recherchent un.
  • Les deux sont des dysfonctionnements du marché : instabilité des prix et sous-utilisation de la main-d’œuvre.
  • La courbe de Phillips (simplifiée) illustre la relation inverse inflation–chômage à court terme.
  • L’État et les autorités monétaires interviennent pour concilier stabilité des prix et emploi.
Pièges à éviter
  • Confondre inflation ponctuelle (hausse d’un seul prix) et inflation généralisée.
  • Confondre chômage et inactivité.
  • Penser que lutter contre l’inflation ne pose aucun problème pour l’emploi.
  • Oublier que l’inflation et le chômage peuvent parfois être élevés en même temps (stagflation).