Étude quantitative de la variation (la biométrie)
1) Introduction : variation des caractères et biométrie
Dans une population d’êtres vivants (classe d’élèves, champ de blé, élevage de lapins…), les individus présentent des variations pour de nombreux caractères : taille, masse, quantité de lait produite, rendement en grains, etc.
Pour certains caractères, les différences sont nettes et séparées (groupe sanguin A, B, AB ou O). Pour d’autres, les valeurs varient de façon continue (par exemple la taille en cm).
La biométrie est la science qui applique les méthodes statistiques à l’étude des variations quantitatives des caractères au sein d’une population (mesure, classement, calcul de moyennes, fréquences, etc.).
En SVT, l’étude biométrique permet de :
- décrire la variabilité d’un caractère dans une population ;
- comparer des populations (avant/après sélection, sous deux milieux différents…) ;
- mieux comprendre le rôle du génotype et de l’environnement.
2) Variation discontinue et variation continue
2.1) Variation discontinue (qualitative)
Certains caractères se présentent sous quelques formes distinctes bien séparées, sans valeurs intermédiaires :
- groupe sanguin (A, B, AB, O) ;
- présence ou absence d’un caractère (maladie génétique, anomalie) ;
- couleur des fleurs : rouge ou blanche (sans nuances intermédiaires dans le modèle simple).
On parle de variation discontinue ou de caractère qualitatif. Généralement, ce type de variation dépend d’un gène ou de quelques gènes.
2.2) Variation continue (quantitative)
D’autres caractères, comme la taille, la masse, la quantité de lait produite, la longueur des épis, etc., présentent de nombreuses valeurs intermédiaires.
Si on mesure la taille de 50 élèves d’une classe, on peut obtenir par exemple toutes les tailles entre \( 150~\text{cm} \) et \( 185~\text{cm} \). On parle alors de :
- caractère quantitatif ;
- variation continue.
| Type de variation | Exemple | Nature du caractère | Aspect des valeurs |
|---|---|---|---|
| Discontinue | Groupe sanguin | Qualitatif | Quelques catégories nettement séparées |
| Continue | Taille des individus | Quantitatif | Nombreuses valeurs, échelle graduée |
Au Bac, il faut être capable d’identifier si un document présente une variation continue (histogramme, classe de tailles…) ou discontinue (répartition en classes bien séparées).
3) Origine de la variation quantitative : gènes et environnement
3.1) Rôle du génotype (gènes polygéniques)
Les caractères quantitatifs sont souvent contrôlés par plusieurs gènes, on parle de polygénie. Chaque gène apporte une petite contribution à la valeur du caractère.
Par exemple, la taille peut dépendre de nombreux gènes impliqués dans la croissance des os, la production d’hormones, etc. La combinaison des allèles de ces gènes produit une grande variété de tailles possibles.
3.2) Rôle de l’environnement
L’environnement influence fortement les caractères quantitatifs :
- alimentation, santé, activité physique pour la taille chez l’Homme ;
- quantité d’eau, de lumière, de sels minéraux pour le rendement des plantes ;
- conditions d’élevage pour la production de lait chez les vaches.
La valeur d’un caractère quantitatif résulte de l’action combinée du génotype (ensemble des gènes) et de l’environnement, ce qu’on note parfois de manière symbolique : \[ \text{Phénotype} = \text{Génotype} + \text{Environnement} \]
3.3) Variabilité intra-population
Dans une population, les individus ont des génotypes différents et ne vivent pas exactement dans les mêmes conditions environnementales. Cela explique la variabilité observée :
- même dans une population génétiquement proche, les tailles ne sont pas identiques ;
- deux populations ayant le même génotype moyen peuvent avoir des tailles différentes si les conditions environnementales changent.
4) Outils de la biométrie : échantillon, séries statistiques, histogramme
4.1) Population, échantillon et variable
- Population : ensemble des individus étudiés (tous les élèves d’un lycée, toutes les plantes d’un champ…).
- Échantillon : sous-ensemble d’individus prélevés dans la population (par exemple 40 élèves, 50 plants).
- Variable ou caractère : grandeur mesurée (taille, masse, longueur d’un organe…).
4.2) Série statistique et classes
Après les mesures, on regroupe les valeurs du caractère en classes (intervalles de valeurs) et on compte le nombre d’individus dans chaque classe :
- taille entre \( 150 \) et \( 155~\text{cm} \) ;
- taille entre \( 155 \) et \( 160~\text{cm} \) ;
- etc.
On obtient alors une série statistique composée de :
- les classes de valeurs ;
- les effectifs (nombre d’individus) dans chaque classe ;
- éventuellement les fréquences (effectif / effectif total).
4.3) Histogramme et courbe de fréquence
Pour visualiser la répartition des valeurs, on utilise un histogramme :
- sur l’axe horizontal : les classes de valeurs ;
- sur l’axe vertical : l’effectif ou la fréquence.
Quand l’effectif est important, l’histogramme d’un caractère quantitatif a souvent une forme en cloche (distribution dite « normale »), centrée autour d’une valeur moyenne.
5) Paramètres simples : moyenne et amplitude de variation
5.1) Moyenne d’un caractère quantitatif
La moyenne est une valeur qui résume globalement l’ensemble des mesures. Si l’on mesure une grandeur \( x \) chez \( n \) individus, la moyenne est :
\[ \overline{x} = \frac{x_1 + x_2 + \dots + x_n}{n} \]
Lorsque les valeurs sont regroupées en classes avec leurs effectifs, on peut utiliser le centre de chaque classe pour calculer une moyenne approchée.
5.2) Amplitude de variation
L’amplitude (ou étendue) traduit la largeur de la variation :
\[ \text{Amplitude} = \text{valeur maximale} - \text{valeur minimale} \]
Plus l’amplitude est grande, plus les valeurs sont étalées ; plus elle est faible, plus les valeurs sont regroupées autour de la moyenne.
5.3) Dispersion (notion qualitative)
Même si le programme ne demande pas les formules détaillées de la variance ou de l’écart-type, il est important de comparer qualitativement la dispersion des valeurs :
- un histogramme très étroit autour de la moyenne indique une faible dispersion ;
- un histogramme très étalé indique une forte dispersion.
Cela permet de comparer des populations : à moyenne égale, celle qui est la plus dispersée présente une variabilité plus grande.
6) Exemple : biométrie de la masse de grains chez une plante cultivée
On mesure la masse de grains (en g) obtenue par épi chez 50 plants d’une même variété de céréale cultivés dans un champ. On regroupe les valeurs par classes :
| Classe de masse (g) | Centre de classe (g) | Effectif |
|---|---|---|
| 1,0 – 1,4 | 1,2 | 5 |
| 1,4 – 1,8 | 1,6 | 12 |
| 1,8 – 2,2 | 2,0 | 17 |
| 2,2 – 2,6 | 2,4 | 10 |
| 2,6 – 3,0 | 2,8 | 6 |
| Total | – | 50 |
6.1) Calcul de la masse moyenne approchée
On peut calculer une moyenne approchée en utilisant les centres de classes :
\[ \overline{m} \approx \frac{1{,}2 \times 5 + 1{,}6 \times 12 + 2{,}0 \times 17 + 2{,}4 \times 10 + 2{,}8 \times 6}{50} \]
On obtient une moyenne voisine de \( 2{,}05~\text{g} \) par épi.
6.2) Interprétation biologique
On peut conclure que, dans ces conditions de culture :
- la masse moyenne de grains par épi est d’environ \( 2~\text{g} \) ;
- la plupart des valeurs se situent autour de cette moyenne ;
- l’amplitude de variation permet d’évaluer la variabilité des rendements entre plants.
Si l’on compare deux champs (par exemple avec des apports différents en engrais), la biométrie permet de vérifier si les différences observées sont importantes et si elles sont cohérentes avec l’influence de l’environnement.
7) Biométrie, génétique et sélection des populations
La biométrie est un outil indispensable pour :
- comparer des populations (variétés, races…) ;
- suivre l’évolution d’un caractère au cours du temps ;
- évaluer l’efficacité d’une sélection (agricole, zootechnique…).
Par exemple, si on sélectionne pendant plusieurs générations les plantes ayant la plus grande masse de grains, on peut observer :
- un déplacement de la moyenne vers des valeurs plus élevées ;
- une éventuelle réduction de la dispersion (population plus homogène).
La biométrie permet donc de quantifier objectivement les effets de la sélection et de distinguer ce qui est dû au génotype de ce qui est lié à l’environnement.
8) Démarche expérimentale en biométrie
Pour mener une étude biométrique correcte, il faut respecter quelques étapes méthodologiques :
- Définir clairement la population étudiée et le caractère mesuré.
- Prélever un échantillon représentatif (ni trop petit, ni biaisé).
- Mesurer le caractère avec une méthode fiable (même instrument, mêmes conditions).
- Construire la série statistique (classes, effectifs) et l’histogramme.
- Calculer des paramètres simples (moyenne, amplitude) et interpréter biologiquement.
Au Bac, on vous demande souvent d’exploiter des données déjà recueillies (tableaux, histogrammes) pour en tirer des conclusions sur la variabilité et l’influence de l’environnement.
9) Exercices d’application (10) avec solutions détaillées
Exercice 1 — Variation continue ou discontinue ?
On étudie trois caractères dans une population humaine : a) la taille (en cm) ; b) le groupe sanguin (A, B, AB, O) ; c) la masse (en kg). 1) Indiquer pour chaque caractère s’il s’agit d’une variation continue ou discontinue. 2) Pour lesquels de ces caractères l’étude biométrique (histogrammes, moyennes…) est-elle la plus adaptée ?
1) a) Taille : variation continue (beaucoup de valeurs possibles). b) Groupe sanguin : variation discontinue (4 catégories distinctes). c) Masse : variation continue.
2) La biométrie est surtout adaptée aux caractères quantitatifs à variation continue (taille, masse), pour lesquels on peut construire des histogrammes, calculer des moyennes, etc. Pour le groupe sanguin, on peut étudier des fréquences, mais on n’utilise pas les mêmes outils (pas de classes continues, pas de moyenne).
Exercice 2 — Série statistique simple
On mesure la taille (en cm) de 10 élèves : 160, 162, 165, 170, 168, 172, 160, 166, 169, 171. 1) Donner la valeur minimale et la valeur maximale. 2) Calculer l’amplitude de variation. 3) Calculer la taille moyenne de cet échantillon (au dixième de cm).
1) Valeur minimale : \( 160~\text{cm} \). Valeur maximale : \( 172~\text{cm} \).
2) Amplitude = \( 172 - 160 = 12~\text{cm} \).
3) Moyenne : \[ \overline{T} = \frac{160 + 162 + 165 + 170 + 168 + 172 + 160 + 166 + 169 + 171}{10} \] La somme vaut \( 1663 \) (cm), donc \[ \overline{T} = \frac{1663}{10} = 166{,}3~\text{cm} \] La taille moyenne de ce petit échantillon est donc d’environ \( 166{,}3~\text{cm} \).
Exercice 3 — Construction d’une série par classes
On mesure la masse de 20 fruits (en g) et on obtient les valeurs suivantes : 95, 100, 104, 110, 112, 118, 120, 123, 125, 126, 130, 133, 135, 138, 140, 142, 145, 148, 150, 152. 1) Proposer un découpage en classes de largeur 20 g (par exemple 90–110, 110–130, 130–150, 150–170). 2) Compter le nombre de fruits dans chaque classe. 3) Expliquer comment on pourrait représenter ces données par un histogramme.
1) Classes possibles : – Classe 1 : 90–110 ; – Classe 2 : 110–130 ; – Classe 3 : 130–150 ; – Classe 4 : 150–170.
2) Répartition : – Classe 1 (90–110) : 95, 100, 104, 110 → 4 fruits ; – Classe 2 (110–130) : 112, 118, 120, 123, 125, 126, 130 → 7 fruits ; – Classe 3 (130–150) : 133, 135, 138, 140, 142, 145, 148, 150 → 8 fruits ; – Classe 4 (150–170) : 152 → 1 fruit.
3) Pour l’histogramme, on place les classes sur l’axe horizontal (90–110, 110–130, 130–150, 150–170) et on dresse au-dessus de chaque classe une barre dont la hauteur est égale à l’effectif (4, 7, 8, 1). On obtient une représentation visuelle de la répartition des masses.
Exercice 4 — Influence de l’environnement
On étudie la masse de grains par épi (en g) dans deux champs A et B, cultivés avec la même variété de blé mais avec des apports en engrais différents. On mesure la masse sur 50 épis dans chaque champ. On obtient les moyennes suivantes : – Champ A : \( \overline{m_A} = 1{,}8~\text{g} \) ; – Champ B : \( \overline{m_B} = 2{,}3~\text{g} \). 1) Que peut-on conclure sur l’effet de l’engrais ? 2) Pourquoi ne peut-on pas être absolument certain que la différence est uniquement due à l’engrais ? 3) Quel type d’expérience permettrait de renforcer la conclusion ?
1) La moyenne de masse par épi est plus élevée dans le champ B. Cela suggère que les conditions de culture (notamment l’engrais) ont un effet positif sur le rendement.
2) D’autres facteurs de l’environnement peuvent aussi intervenir (qualité du sol, arrosage, exposition au soleil…). Sans contrôle strict de ces facteurs, on ne peut pas attribuer la différence uniquement à l’engrais.
3) Une expérience plus rigoureuse consisterait à cultiver les deux lots de plantes dans des conditions identiques sauf pour un seul facteur variable (la quantité d’engrais). On pourrait aussi répéter l’expérience sur plusieurs champs (répétitions) pour confirmer l’effet observé.
Exercice 5 — Comparaison de la dispersion
On compare la taille de deux populations de plantes A et B. – Dans la population A, les tailles varient entre 40 et 80 cm. – Dans la population B, les tailles varient entre 55 et 65 cm. 1) Calculer l’amplitude de variation pour chaque population. 2) Quelle population est la plus homogène pour ce caractère ? Justifier. 3) Citer une situation où une faible dispersion peut être recherchée.
1) Amplitude A = \( 80 - 40 = 40~\text{cm} \). Amplitude B = \( 65 - 55 = 10~\text{cm} \).
2) La population B a une amplitude plus faible, donc les valeurs sont plus regroupées autour de la moyenne. La population B est plus homogène pour ce caractère.
3) Une faible dispersion est recherchée, par exemple, dans les variétés cultivées pour avoir des fruits de taille uniforme (facilité de commercialisation) ou dans un élevage pour obtenir des animaux de poids semblable au moment de la vente.
Exercice 6 — Interprétation d’un histogramme en cloche
Un document présente un histogramme en forme de cloche représentant la masse (en g) d’un organe chez un grand nombre d’animaux d’une même espèce. 1) Comment se situe la plupart des valeurs par rapport à la moyenne ? 2) Que signifie la présence de quelques individus très au-dessus ou au-dessous de la moyenne ? 3) En quoi cette forme « en cloche » est-elle typique d’un caractère quantitatif influencé par de nombreux facteurs ?
1) Dans une distribution en cloche, la plupart des valeurs se concentrent autour de la moyenne ; plus on s’éloigne de la moyenne, plus les effectifs diminuent.
2) Les quelques individus très au-dessus ou au-dessous de la moyenne sont des cas extrêmes (valeurs rares). Ils illustrent la variabilité naturelle au sein de la population.
3) Cette forme en cloche est typique des caractères contrôlés par de nombreux gènes et influencés par l’environnement. Chaque facteur apporte une petite contribution ; la combinaison de tous ces effets produit une distribution continue centrée autour d’une valeur moyenne.
Exercice 7 — Biométrie et sélection
Un agriculteur cherche à augmenter la taille moyenne de ses fruits. Il sélectionne chaque année les arbres ayant les fruits les plus gros pour produire les semences de l’année suivante. 1) Quel type de démarche réalise-t-il ? 2) Comment la biométrie peut-elle l’aider à vérifier l’efficacité de sa sélection au fil des années ? 3) Si la moyenne augmente mais que la dispersion diminue, comment interpréter ce résultat ?
1) Il réalise une sélection artificielle en faveur d’un caractère quantitatif (taille des fruits).
2) En mesurant chaque année la taille d’un échantillon de fruits, en construisant les histogrammes et en calculant la moyenne et l’amplitude, il peut suivre l’évolution du caractère. Si la moyenne augmente régulièrement, cela montre que la sélection est efficace.
3) Une moyenne plus élevée avec une dispersion plus faible signifie que la population devient plus homogène autour d’une valeur plus grande. Cela indique que la sélection a favorisé et fixé les allèles associés aux fruits plus gros, en réduisant la variabilité pour ce caractère.
Exercice 8 — Rôle du génotype et de l’environnement (situation comparée)
On élève deux lots de rats génétiquement identiques : – Lot 1 : alimentation normale ; – Lot 2 : alimentation très pauvre. À l’âge adulte, la taille moyenne des rats du lot 1 est de 25 cm, celle du lot 2 de 20 cm. 1) Que peut-on conclure sur le rôle de l’environnement ? 2) Le génotype des deux lots est-il différent ? Justifier. 3) Comment cette expérience illustre-t-elle la relation « phénotype = génotype + environnement » ?
1) La différence de taille moyenne (25 cm vs 20 cm) montre que l’alimentation a un effet important sur la croissance. L’environnement influence donc fortement le caractère « taille ».
2) Les deux lots sont issus de la même lignée génétiquement identique (clones ou frères très proches), donc le génotype est le même. Les différences observées ne peuvent pas être attribuées à des différences génétiques.
3) Le phénotype (taille) résulte ici du même génotype mais de conditions environnementales différentes. La relation « phénotype = génotype + environnement » est confirmée : en changeant l’environnement, on modifie la valeur du caractère, même sans modifier le génotype.
Exercice 9 — Lecture d’un tableau biométrique
On mesure la longueur d’un organe chez 100 individus et on regroupe les résultats dans le tableau suivant :
| Classe (mm) | Effectif |
|---|---|
| 10–12 | 8 |
| 12–14 | 22 |
| 14–16 | 40 |
| 16–18 | 20 |
| 18–20 | 10 |
1) Quelle est la classe modale (celle qui a le plus grand effectif) ? 2) Autour de quelle valeur moyenne semble se situer le caractère ? 3) Donnez une phrase de conclusion sur la variabilité de ce caractère dans la population étudiée.
1) La classe modale est 14–16 mm (effectif 40, le plus élevé).
2) La plupart des individus se trouvent dans les classes 12–14, 14–16 et 16–18 mm. On peut estimer que la valeur moyenne se situe autour de 15–16 mm.
3) Le caractère présente une variation continue entre 10 et 20 mm, avec une forte concentration d’individus autour de 14–16 mm. La population est donc relativement homogène, mais il existe tout de même une variabilité non négligeable autour de la moyenne.
Exercice 10 — Paragraphe de synthèse Bac
Rédiger un paragraphe (8–10 lignes) expliquant en quoi la biométrie est un outil important pour l’étude de la variation des caractères dans une population et pour la compréhension de l’action conjointe du génotype et de l’environnement.
La biométrie applique les méthodes statistiques à l’étude des caractères quantitatifs (taille, masse, rendement…). En mesurant un caractère chez un grand nombre d’individus, puis en construisant des séries statistiques, des histogrammes et en calculant des paramètres comme la moyenne et l’amplitude, on peut décrire précisément la variabilité au sein d’une population. La comparaison de populations différentes ou de la même population soumise à des conditions environnementales variées permet de mettre en évidence le rôle du génotype et de l’environnement dans la détermination du phénotype. La biométrie est aussi un outil essentiel pour évaluer l’effet de la sélection (agricole, zootechnique…) sur les populations. Elle permet donc de quantifier les différences observées et de les interpréter dans le cadre de la génétique et de l’évolution.
10) Bilan pour le Bac — Étude quantitative de la variation (biométrie)
- Les caractères peuvent présenter une variation discontinue (qualitative) ou continue (quantitative).
- Les caractères quantitatifs sont souvent contrôlés par plusieurs gènes (polygénie) et fortement influencés par l’environnement.
- La biométrie consiste à mesurer un caractère sur un échantillon, à établir une série statistique (classes, effectifs) et à représenter les résultats par un histogramme.
- La moyenne, l’amplitude et la forme de l’histogramme permettent de décrire la variabilité et de comparer des populations.
- La biométrie est un outil indispensable pour comprendre l’action conjointe du génotype et de l’environnement sur le phénotype et pour suivre l’effet de la sélection.
- Au Bac, on doit savoir lire et interpréter des tableaux statistiques et des histogrammes, calculer des paramètres simples (moyenne, amplitude) et formuler des conclusions biologiques.
SVT — Étude quantitative de la variation (biométrie) — 2e Bac — © neobac.ma