Les Événements Principaux (2)
La Conciergerie (Chapitres 22 à 47)
I. Le Transfert et le Friauche (Chapitres 22-26)
Ch 22 Vers la Conciergerie
À 6h00 du matin, le narrateur est transféré à la Conciergerie. Le voyage en voiture est l'occasion d'une conversation absurde avec l'huissier qui lui parle de nourriture et de tabac, et le Prêtre qui bredouille du latin. Dehors, la vie continue normalement, ce qui l'effraie.
Ch 23 La Souricière et le Friauche
En arrivant, on l'enferme dans une salle d'attente ("la Souricière"). Il y rencontre un autre condamné à mort, le Friauche. C'est un homme hideux, sans nez, qui se vante de ses crimes. Il est le miroir de ce que le narrateur pourrait devenir. Le Friauche lui vole sa belle redingote (veste) de bourgeois et lui laisse sa vieille veste en haillons.
II. Pensées et Tortures Morales (Chapitres 27-42)
L'Isolation et l'Architecture
Dans sa nouvelle cellule, il demande une chaise, une table et de quoi écrire. Il observe l'architecture gothique et les murs humides de la Conciergerie. Il pense parfois à la guillotine, imaginant la sensation de la lame froide.
Ch 33 Le Souvenir de Pépita
Au milieu de l'horreur, le condamné a un flash-back lumineux de son enfance (innocence perdue). Il se souvient de Pépita, une jeune fille espagnole aux grands yeux (la "Pepa").
- La Scène : Ils couraient ensemble dans le jardin, puis lisaient un livre assis dans l'herbe.
- Le Moment Clé : "Nos têtes se touchaient, nos cheveux se mêlaient." Elle lui demande de prononcer son nom, et il l'embrasse. "Ce soir-là, je n'ai pas lu."
Ce souvenir tendre et pur contraste violemment avec la brutalité de la prison et l'imminence de la mort.
III. La Visite de Marie (Chapitre 43)
Ch 43 La Douleur Ultime
C'est la scène la plus pathétique du roman. Marie, sa fille de 3 ans, vient le voir.
- L'espoir : Il est fou de joie de la voir. Il veut la serrer dans ses bras.
- Le choc : "Elle ne m'a pas reconnu." Marie le regarde avec effroi et l'appelle "Monsieur".
- La phrase terrible : Quand il lui demande où est son papa, elle répond : « Mon papa est mort. »
Pour le narrateur, c'est la fin de tout. Il est déjà mort pour sa fille. Il repousse la petite violemment et demande qu'on l'emmène. Il n'a plus aucune raison de vivre.
Ch 44-47 Une Heure pour se Préparer
Le temps s'accélère. Il pense brièvement à une évasion impossible (échanger ses vêtements). Puis on vient le chercher pour la toilette du condamné. Il se prépare à quitter la Conciergerie pour l'Hôtel de Ville.